<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-25013649</id><updated>2011-07-08T05:23:00.152+02:00</updated><title type='text'>L'Agora</title><subtitle type='html'>Dire ce qu'on pense c'est apprendre à se connaître</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://altpolitiques.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altpolitiques.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>L'Agora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12268078005522783545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25013649.post-3393670641668840856</id><published>2009-10-05T12:54:00.004+02:00</published><updated>2009-10-05T14:20:52.033+02:00</updated><title type='text'>Le climat du débat</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SsnTl2Ywj4I/AAAAAAAAABA/CdoEPpHIk_A/s1600-h/evolhom.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 140px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SsnTl2Ywj4I/AAAAAAAAABA/CdoEPpHIk_A/s200/evolhom.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5389071076333490050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Avant d’en arriver là…&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;               &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande, en tant que citoyen-consommateur, si je ne suis pas responsable à mon niveau du bilan carbone de mon appartement, de mon immeuble, de mon quartier, de ma ville, de mon pays... &lt;br /&gt;Mais avec la distance et le temps, je doute. Si les industriels n’abattaient pas par vénalité des milliers d’hectares de forêt tropicale, me sentirais-je coupable de la jolie table basse en bois exotique qui décore mon salon ? Une table en bois de pin des Landes, ça me va très bien... mais j’oubliais, c’est vrai, les forêts des Landes sont ravagées par les tempêtes générées par le réchauffement climatique qui accroît l’intensité et la longévité des cyclones et tempêtes tropicales… qu’allons-nous devenir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un des premiers éléments du questionnement qui m’anime sur le réchauffement climatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Il faut savoir d’où on part&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, en tant que philosophe, je me demande aussi si je ne suis pas responsable de l’existence de la molécule de carbone. A n’en point douter, j’y suis pour quelque chose. En effet, pourquoi suis-je venu au monde dans un univers et à une époque où un élément chimique fait tant couler d’encre et sonner tant d’espèces, car il risque d’anéantir l’humanité et la magnifique biodiversité? C’est sûrement de ma faute tout cela. D’ailleurs, la biologie m’a appris que le corps humain rejette du dioxyde de carbone dans l’atmosphère par un conduit polluant appelé trachée artère, en consommant le rare oxygène de l’air…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait certainement taxer mon existence, car cela générerait un « triple-dividende » : (1) je donnerais au Trésor Public tous mes sous pour les nuits passées au coin du feu et les parties de jeux-vidéos ; (2) je donnerais fin à mes jours pour ne pas produire plus de carbone (en respirant et en conduisant mon deux-roues « motorisé »); et enfin (3) j’éviterais de procréer pour que mes 1,8 enfants n’aggravent pas la situation de la planète. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement qu’il y a des sommets mondiaux pour me rendre compte de l’impact de mon existence sur la « santé de la Terre ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La santé de la Terre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas faire de la controverse, dire qu’il existe un complot, ou contester parce que c’est romantique. Je veux juste proposer un autre positionnement, une approche moins anthropocentriste, moins dramatique. Après la prise de Rome par les Wisigoths en 410, tout n’était pas joué pour la civilisation. Essayons juste d’avoir une autre vision du monde que celle proposée par le discours cataclysmique. &lt;br /&gt;Tout cela – la fin d’un cycle climatique – n’est pas si dramatique, non ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « La santé de la Terre » disais-je. Oui, j’ai entendu dire que certains pensent que la Terre est un être vivant, complexe, et que depuis peu, elle serait malade à cause du virus bipède qui court sur sa surface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l’homme est un virus paraît-il. C’est de sa faute si depuis 1850, les flux de carbone vers l’atmosphère ont été multipliés par 12  en un siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais prenons un peu de recul, voyageons dans l’espace-temps pour observer ce qui se passe depuis un point éloigné (et pas depuis Bercy ou les sommets du G20) : que nous dit l’histoire des variations climatiques ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit pas de refaire tout le détail de l’histoire du climat que nous ont appris les bulles d’air coincées dans les glaces depuis le Pléistocène. Il s’agit plutôt d’ouvrir les yeux sur une réalité physique : les climats changent avec les époques, et les écosystèmes s’en accommodent parfaitement. Mais donnons-en toutefois un aperçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on remonte 400 000 ans en arrière,  une glaciation coinçait sous les glaces les régions polaires et une partie des régions tempérées de notre globe. Jusqu’à -350 000, un réchauffement fut suivi d’une nouvelle glaciation vers – 320 000, suivie d’un interglaciaire jusqu’en - 270 000, auquel a succédé une période de réchauffement en – 220 000, etc… La dernière glaciation dite de Würm, la plus célèbre, a eu lieu il y a environ 70 000 ans. Un réchauffement lui a succédé vers – 11 000. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il utile de préciser que c’est vers le début du 10ième millénaire, avec le recul du froid amorcé en Europe, que la forêt, la faune et donc l’habitat de l’homme se sont étendus sur des millions de km² vers le Nord, permettant une colonisation, un habitat durable et le fleurissement de civilisations ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus récemment,  depuis l’histoire humaine écrite, des changements climatiques ont été constatés et relevés en tant que tels vers le milieu du 6ième siècle  ; la période du 10ième au 15ième siècle a vu un relatif réchauffement climatique constaté en Europe ; et la période qui sépare la seconde moitié du 15ième siècle au milieu du 19ième siècle serait un petit âge glaciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais doit-on faire un lien entre le changement de climat sous le règne de Justinien et la chute de l’Empire ? Entre une éclipse solaire et la chute des cours de bourse en 1929 ? ou entre la fonte des glaces et la fin des temps ? De l’aveu même des scientifiques, les phénomènes atmosphériques sont par ailleurs trop complexes pour être modélisés, et un réchauffement sur quelques décennies peut prendre toutes les tournures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La théorie des équilibres dynamiques&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis longtemps demandé si je ne me trompais pas de combat. Alors que celui-ci fait l’unanimité. Mais je ne dis pas qu’il faut baisser les bras face à l’emprise de l’activité humaine sur la lithosphère, la biosphère, l’atmosphère.  Je dis seulement qu’il faut changer d’approche et ne pas dramatiser, et regarder en adulte, sans sentimentalisme ni arrière-pensée messianique, les conséquences de l’activité anthropique sur notre environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, plutôt que de pleurnicher en comparant une photo noir-et-blanc d’un glacier prise au 19ième siècle avec celle prise récemment par un photographe à scandale, penchons nous sur l’idée d’écosystème pour nous fixer une nouvelle idée du changement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la terre est vivante, l’humanité est bien l’espèce qui a réussit avec excellence à dominer son biotope après des millions d’années d’évolution. Mais voilà, domination n’égale pas adaptation. Et si l’homme dégrade son propre environnement géologique, pédologique et atmosphérique, il ne met en péril que son propre avenir. Trêve de sentimentalisme. La terre ne souffre pas. Laissons ce discours aux gourous. Si l’homme détruit son environnement, il sera le seul à en payer le prix, avec les espèces animales et végétales, qui disparaissent à notre époque, malheureux colocataires… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand l’homme ne sera plus là, on ne donnera plus de valence positive ou négative au réchauffement climatique ou à la modification des équilibres éco systémiques. Vu du ciel, l’homme ne sera juste plus là. Inadapté, il aura provoqué un glissement vers un autre système naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les écosystèmes sont en effet des systèmes naturels qui évoluent dans le temps vers des états théoriquement stables. Mais seulement en théorie ! La régression écologique est ce mouvement d’un état plus ou moins stable des relations entre espèces et milieu, vers un état moins stable. Si seulement le réchauffement climatique est le fait de l’homme, on arrive à un état d’équilibre instable, qui sera corrigé par une boucle de rétroaction, avant d’atteindre un état relativement plus stable. Sans l’homme ? ou avec une humanité dont l’être au monde sera le fruit d’une nouvelle adaptation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas grave, c’est juste l’enjeu du prochain millénaire pour l’homme. Mais pas pour la Terre. Ne la pleurons pas. Si Darwin a dit vrai, elle nous survivra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Il faut soulager les présumés coupables&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons à des choses plus terrestres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui. Soulager les coupables de la maladie de la Terre. Mais après avoir abattu sur eux des techniques de culpabilisation dignes de la discipline d’une école maternelle ! Je m’explique. Lorsque j’étais petit et que je faisais une bêtise dans la cour de récréation, on m’expliquait que j’avais fauté et je me disais, en méditant au piquet, que tout compte fait, ma punition était méritée, et que j’avais deux choix : soit recommencer sachant la punition qui m’attend, et qui fait moins peur une fois qu’on y a goûté ; soit ne plus recommencer pour ne plus avoir à payer. Dans tous les cas, j’avais imaginé, grâce à la morale de la maîtresse, le lien entre déviance et sanction. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retournons à la grande école. Eh bien ce lien entre (sanction et faute) est tout trouvé et c’est une aubaine pour les gouvernements et lois de finances en tous genres: il s’agit du sentimentalisme écologique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas le temps de faire la différence entre le Grenelle de l’environnement, les films à scénario catastrophe hollywoodiens, les discours anti-OGM des agriculteurs alternatifs, les enjeux du commerce équitable, le conflit au Darfour et les résultats de formule 1. Tout ça doit bien être lié. Et si le gouvernement discute avec Nicolas Hulot, c’est que ce dernier a bien des révélations importantes à faire. Ah oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qu’est ce qu’on lit et on entend après cela ? Des mots clés qui font mal : eh oui ; le « carbone ». Le « bilan-carbone ». Carbonisé, ca veut dire noir, mort, sans énergie, trop tard. Donc il vaut mieux se mobiliser avant qu’il soit trop tard et qu’il pleuve du charbon. Oui, payons, et l’on paiera moins plus tard, c’est ce que dit la théorie économique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas être le dernier maillon de la chaîne alimentaire fiscale, où l’on me confond avec un agent économique influençable, une variable qui modifie son utilité atomique pour sauver la mer de glace et les bancs de plancton. Je préfère qu’un mendiant me parle de lui et de ses problèmes financiers, plutôt que de ma responsabilité dans sa situation. Agitateur fiscal, oui. La taxe carbone, c’est pour les financiers et les paléo-biologistes, pas pour moi.&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Charles Darwin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25013649-3393670641668840856?l=altpolitiques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://altpolitiques.blogspot.com/feeds/3393670641668840856/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25013649&amp;postID=3393670641668840856' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/3393670641668840856'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/3393670641668840856'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altpolitiques.blogspot.com/2009/10/le-climat-du-debat.html' title='Le climat du débat'/><author><name>L'Agora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12268078005522783545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SsnTl2Ywj4I/AAAAAAAAABA/CdoEPpHIk_A/s72-c/evolhom.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25013649.post-4443116597367708438</id><published>2009-02-12T23:27:00.004+01:00</published><updated>2009-02-12T23:37:27.910+01:00</updated><title type='text'>L’erreur est humaine</title><content type='html'>Le 11.11.2008&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;Urgence, banalisation, indifférence&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici le triptyque qui rythme à la fois la retranscription des évènements de la scène mondiale par les médias, et le tempo affectif de l’ingestion de l’information par les consommateurs de nouvelles.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette suite trinitaire, urgence rime avec nouveauté, primeur, dépêche, exclusivité. Ce qui est grave et à quoi il faut répondre de manière imminente est souvent ce qui passe en premier dans les médias. Or, plus on est dans l’instantané et l’originalité, plus on touche au sentiment des cibles de l’information. En effet, c’est un lieu commun de la psychologie, et de l’étude des réactions psychomotrices aux stimuli extérieurs, que lorsque l’on est surpris – qu’on ne voit pas venir un choc extérieur – on est comme figé, stupéfait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, le temps s’arrête lorsque les évènements extérieurs nous surprennent. Cela donne à ces évènements le temps d’imprimer en nous leur marque.  L’actualité « chaude » a cet effet particulier sur les foules, qui fait que l’on est tout d’abord étonné, amusé ou ébahi par ce que l’on apprend, avant de pouvoir juger à tête reposée ce qui vient d’arriver. Comparer la gravité de ce qui arrive vis-à-vis de ce qui est déjà arrivé, ou ce qui est en phase d’arriver, n’est pas toujours aisé quand on est touché par ce qu’on apprend. Ce qui est récent et neuf, ce qui stupéfait, est de toute façon important, et c’est l’essence même de l’ « actualité », au sens journalistique du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, que l’actualité chaude soit urgente ou non, elle passe en premier. Ce qui est dit en premier est de ce fait même l’annonce la plus importante. Comme si le lexicographique prenait le pas sur l’urgent. Et c’est la primeur qui peut empêcher d’avoir un jugement objectif sur le sérieux de l’évènement relaté. La curiosité et l’intérêt premier – qui sont toutefois méritoires lorsqu’ils sont le fruit d’une ouverture d’esprit –  prennent le pas sur le temps de l’analyse.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Des nouvelles sous leur plus bel apparat &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel que soit le « calibre » de l’information – ou l’impact en termes de bien être réel pour les populations –, le canal impacte la perception de l’importance par le destinataire du message. Le contenant et le format de présentation de l’information deviennent un critère de tri du degré de gravité du sérieux de l’information qu’il présente. La forme se confond avec le fond. Elle l’habille, l’ordonne, le maquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A force d’être sollicité par des propositions de présentation de l’information – « colonne », « dossier », « zoom », « reportage », « édito », « flash »… le destinataire s’habitue à la forme et fait primer cette dernière sur le fond. Des plats différends présentés dans la même assiette, nous fond oublier que l’assiette est tous les jours la même… Ou comment le format « A la une » peut, à quelques jours (voire quelques heures) d’intervalle, être emprunté par une information relatant la mort de centaines de personnes ou présenter le lancement d’un évènement sportif international…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà le risque. Si une information qui relate un fait réellement grave, sérieux – par exemple pour la protection des libertés fondamentales, la sécurité et la sûreté des populations, la souveraineté d’un état – n’emprunte pas les canaux informatifs de l’urgence, si elle est reléguée au rang, ne serait-ce que dans la forme, de fait divers et anodin, elle peut le devenir pour une partie de la population. Mais c’est là qu’est la responsabilité des médias ! Voguer sur l’imminence de l’information, sans souci de la perception de l’urgence qu’implique cette information. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Banalisation et démobilisation : des informations froidement neutres&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En refroidissant – comprenez en étant diffusée longuement à fréquence constante, mais avec moins d’intensité (en empruntant d’autres gabarits, d’autres formats de diffusions) –, l’actualité devient moins excitante, car connue, déjà vue, déjà lue, déjà entendue. Ainsi, banalisation rime souvent avec habitude, usage, voire lassitude, carence de curiosité. Le malheur est qu’avec le temps, on se lasse d’une information qui paraissait au départ importante parce que nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la temporalité de la diffusion par l’informant semble ici rejoindre celle de l’attention de l’informé. Ce dernier aime le neuf. Il consomme de la nouveauté afin d’être constamment dans le coup, et les canaux de l’information empruntent les mêmes chemins. On ne diffuse que du sensationnel. Du chaud. Somme toute, peu importe l’intensité. Ce qui compte, c’est la primauté. Au fond, un tremblement de terre de plus au large de la Californie ou un carambolage sur une nationale du Nord de la France, quelle importance ? « C’est la saison » pourrait-on presque dire. Le froid cynisme de l’avisé démotivé. Une information grave, mais froide et longuement ressassée, ne revêt pas la même importance qu’une information sans gravité, mais exclusive. Enfin, une information chaude, urgente, grave et exclusive tiendra toujours le haut du pavé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les destinataires des informations sont longuement et régulièrement inondés des mêmes informations, leur intérêt et leur réactivité à l’information décroissent conjointement. Ce sont les premiers symptômes de la lassitude. Et la lassitude face à des signaux diffusés à une fréquence subie peut entrainer chez le destinataire deux types de réaction, qui peuvent parfois se cumuler : une attitude de rejet spasmodique, ou une apathie chronique. &lt;br /&gt;Voici les maux dont souffre l’information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« On oublie le visage et l'on oublie la voix… »&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’univers de l’information de masse, le point est que plus une affaire dure – donc plus on reçoit d’informations sur un évènement qui s’éternise – plus sa primeur est douteuse. La marchandise perd de sa valeur. Il faut trouver autre chose. Il faut que ça « croustille » comme on dit : une information tout droit sortie du four. On pense que les reporters qui nous servent du déjà vu n’ont rien de messies, ce sont plutôt des gagne-misère.Ils n’ont pas compris que ce qu’ils nous disent, on le sait déjà. Il faut quelque chose de neuf…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouveauté est consubstantielle à une information digne de ce nom. Mais le problème est là : dans cette temporalité, il n’y a pas de référence à l’importance ou aux catégories dont usent les décideurs pour classifier les dossiers à traiter. En effet, les colonnes des journaux et les revues de presse n’ont pas la même valeur informative que les notes de synthèse à l’attention des exécutifs politiques ou des décideurs de tout bord. Tout se mêle dans la diffusion d’information par des médias pluriels et indépendants. Le fait divers local et la catastrophe régionale, l’information chaude et l’information froide. L’imminence – la relation d’un fait survenu récemment et susceptible d’être présenté comme « une » information – est l’ennemi de l’urgence – la gravité d’un phénomène qui doit entraîner mobilisation et réponse rapides. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette importance dont nous parlons, c’est celle des décideurs. C’est le critère de classification des agendas des responsables politiques, des chefs d’état- major, des directeurs de banques centrales, des capitaines d’industrie, des fonctionnaires nationaux ou internationaux, des instances internationales formelles ou des clubs… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous touchons au but. Cette importance n’est pas celle du destinataire de l’information chaude (ou froide) de masse. Et c’est là que les pistes se brouillent. A confondre information de masse et signal d’urgence, on trouve prétexte à la démobilisation. Dans le sens commun, si un phénomène dure trop longtemps (comprenez, si des évènements violents proches ou distants sont fréquemment relatés dans les médias de masse), c’est probablement que les décideurs n’ont pas les moyens de le contenir ou de le résoudre, et que cet évènement est dans la nature des choses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, dans un certain sens, plus une information est froide, plus les décideurs ou responsables sont inertes, impuissants, ou obstinés. Nous revoilà face au dilemme de la temporalité de l’information et de son impact sur l’affect des populations, leur propension à se mobiliser et à s’indigner. Avec la banalisation de l’urgence, la vigilance et la compassion se parent de l’indifférence. Urgence, banalisation, indifférence. Plus un problème dure, plus on pense qu’il est insolvable. Cela devient un état de fait, pas un phénomène inattendu dont les clés de la résolution résident dans la réactivité de ceux qui ont les moyens de réagir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps qui passe, banalisation et indifférence. C’est mécanique, ce qui lasse les gens est ce qui est insolvable (ou qui ne mérite peut être pas d’être résolu). Si une affaire dure, c’est qu’elle n’a pas trouvé preneur, ou que les fauteurs de troubles courent toujours. Cet évènement qui dure devient acariâtre de par sa propension à durer, et les acteurs, responsables, protagonistes ou comédiens sont de plus en plus difficiles à identifier.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;La banalisation du mal&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur du journal du dimanche, on pourra l’objecter, n’a pas les clés pour résoudre ce qu’il lit. Il est simple témoin. Il voit les choses défiler, mais elles lui échappent avec la distance et le temps. Le temps. Ce temps qu’il n’a pas pour s’engager, et ce temps qui passe qui recouvre les urgences d’hier, devenues des clichés. Les médias ne l’informent plus, ils le scandalisent, à doses prescrites. Tel plaie touche telle partie du monde. Si on n’en parle plus, est-ce vraiment que c’est résolu ? Ou est-ce une manière de dire que ce n’est pas de notre faute si des gens souffrent au bout du monde et qu’on en parle moins avec le temps ? Mais ces médias, ces journaux que nous lisons, ces images que nous regardons, ces dépêches radio consommées entre une douche chaude et un petit déjeuner de roi, eh bien c’est nous. Rien d’autre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La banalisation du mal décriée par Hanna Arendt n’a pas pris fin avec Nürnberg, la Déclaration universelle des droits de l’Homme de Cassin ou avec le procès d’Eichmann, nous la vivons dans ce qu’elle a de plus inhumain : la dépersonnalisation et la déresponsabilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit pas de dire ici qu’avec le temps on se fait aux conflits et aux pertes humaines qu’ils entraînent. Pire encore comme lieu commun : chacun balaierait devant sa porte, pourvu que la poussière du voisin ne se dépose pas dans son jardin. Monsieur tout le monde accepte tout sauf chez lui, il souffre du syndrome NIMBY : « Not in my backyard ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indifférence disais-je ? Non, il s’agit ici de dire que tous ceux qui y portent un certain intérêt ont conscience de l’immanence des misères subies par les populations entraînées le plus souvent malgré elles dans des conflits armés internes ou internationaux. Le risque vient de la hiérarchisation de fait de l’information, des « informations froides » qui portent bien leur nom, de la relégation de ce qui faisait la « une » il y quelques semaines au rang du fait divers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des centaines de morts par semaine dans des attentats en Irak. Telle était en substance la chronique quotidienne tous médias confondus entre la fin 2003 et la fin 2007. Date d’une accalmie relative. Aujourd’hui, certains spécialistes de santé publique américains et de l’université de Bagdad estiment que le nombre total de pertes humaines civiles en Irak (je préfère ce terme au nom commun « mort », froidement neutre ») – entre mars 2003 et juillet 2008 – s’élève à plus de 655 000 (1). Un peu plus délicat à banaliser lorsque c’est présenté ainsi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les colonnes de nos journaux, le risque est de voir l’ordre des choses – l’ordre moral de l’indignation, s’entend – dans l’ordre lexicographique. Et si ce qui comptait le plus pour décrire l’affect collectif d’une société, c’était ce qui passait en dernier en termes de préoccupations ? Le citoyen lambda n’est certes pas un politique engagé, un soldat des droits de l’Homme, mais d’un certain point de vue, à force de présenter les choses d’une certaine façon, on les prend vraiment comme telles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Urgence, calendrier, banalisation, habitude, indifférence, mépris. Où sont les frontières entre ces catégories de perception de l’évènement ? Probablement dans l’esprit de celui qui les pense. Toutefois, ce qui importe en termes d’analyse du degré d’engagement d’une population dans son époque n’est pas la teneur des concepts par lesquels elle pense cette dernière, mais ce sont plutôt les influences et interdépendances qui les lient. En premier lieu, le temps joue un rôle crucial dans les rapports de priorité des catégories de classification des informations : « faute avouée est à moitié pardonnée » dit-on. Hier ça faisait mal, quand on était hier. Pas vu pas pris, mais surtout « passé ?… pas grave ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’en reste pas moins que la faute d’hier est une faute ! Mais cette faute-là est réalisée. Elle appartient au passé qui nous lègue ses conséquences. Elle n’est plus résistible, car elle est révolue. Ce qui compte aujourd’hui, c’est l’urgence du jour. C’est ce qui figure à la « une ». Ce qui est urgent doit être résolu immédiatement. Impuissants, parlez-en. Vous vous sentirez mieux. Mais après les claquements de bouche, les tâches d’encre et les micros pointés en direction des rafales, il y a bien quelque chose… après. « Après ». Voici le bourreau de l’engagement : le délai, le retardement, l’évènement. Evanescent. Les souffrances d’hier sont doublement lointaines : leur prégnance s’affadit avec l’anémie de l’affect, leur écho s’étouffe avec l’hypocrisie de l’ineffable. Les évènements passés, rendus « distants » par la chronologie et l’enchaînement d’évènements qui n’ont en commun que l’éclat ou le tapage, quelles que soient leurs intensités, subissent le triste sort de la décomposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui avait « lieu » hier. Pourquoi en parler ? Cela passe après. C’est loin. Il y a d’autres urgences ! Et ce qui est dit de cet avant devient banal. Pas oublié, mais banal. Déjà vu. Lorsque l’on découvre des concepts nouveaux, lorsque l’on balaie l’information quotidienne et que l’on rencontre de nouveaux acteurs, on les étudie, on scrute, on note, on crée des catégories. Ce temps est long pendant lequel on choisit son camp, ou lorsqu’on s’efforce à avoir un regard neutre, le plus objectif possible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici une dépêche parue dans un quotidien français de l’économie (2) au mois d’octobre 2008. L’attention doit plus particulièrement portée à l’emplacement du texte sur le journal papier qu’à la date exacte de parution : dernier article du journal, dernière page, tout en bas, à droite. Ce qu’il est le moins probable de lire. Je n’ai trouvé aucun des mots de ce texte qui ne souffre pas de la « banalisation » dont je viens de décrire longuement la génèse. Puissiez-vous méditer cette « dépêche » à la lumière de tout ce qui précède, car rien n’est dit au hasard. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Onze morts dans une frappe sans doute américaine au Pakistan :&lt;br /&gt;DES MISSILES probablement tirés par deux drones américains ont fait 11 morts, hier, dans une école coranique fondée par un important chef taliban dans une zone tribale pakistanaise, frontalière de l’Afghanistan, et réputée pour abriter des talibans et extrémistes d’Al-Qaida. Cette frappe semblait viser le chef taliban Jalaludin Haqqani, l’une des cibles des américains dans ces régions du nord-ouest du Pakistan. Très fréquents depuis plusieurs mois, les tirs de missiles sur les zones tribales ont provoqué de vives tensions entre Washington et Islamabad, allié depuis 2001 des Etats-Unis dans leur « guerre contre le terrorisme » mais accusé de ne pas faire assez pour lutter contre l’extrémisme. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ténèbres de l’information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Voir la revue médicale britannique The Lancet, article mis en ligne le 11/10/2008 et un article sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia http://en.wikipedia.org/wiki/Lancet_surveys_of_casualties_of_the_Iraq_War avec des liens richement renseignés&lt;br /&gt;Voir également un article du 10/10/2008 paru dans le Washington Post&lt;br /&gt;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/10/10/AR2006101001442.html&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2)Les Echos, Vendredi 24 et samedi 25 octobre 2008, page 16 – P3.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25013649-4443116597367708438?l=altpolitiques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://altpolitiques.blogspot.com/feeds/4443116597367708438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25013649&amp;postID=4443116597367708438' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/4443116597367708438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/4443116597367708438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altpolitiques.blogspot.com/2009/02/lerreur-est-humaine.html' title='L’erreur est humaine'/><author><name>L'Agora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12268078005522783545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25013649.post-4553692316275823358</id><published>2009-02-11T13:55:00.004+01:00</published><updated>2009-03-06T17:17:41.593+01:00</updated><title type='text'>Une certaine économie des droits</title><content type='html'>Le 11.02.2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise économique actuelle montre la confusion de sens qui s’est installée entre libéralisme politique et libéralisme économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’origine, le libéralisme politique était une réponse philosophique à la défense des intérêts individuels par une doctrine collective de garantie des droits de chacun. Dans son Traité du gouvernement civil, John Locke déduit de la protection de la propriété individuelle la justification de la puissance publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, avec le temps, les sociétés libérales ont pris les moyens pour la fin : la protection de la propriété et du fruit de tout travail – postulat de base de toute économie de marché – comme condition suffisante à la prospérité des sociétés libérales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Souvenons-nous de ce qu’est le « bien-être »&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, il faut raisonner en termes de bien-être. Ce que promet le libéralisme politique (système démocratique, séparation des pouvoirs, liberté de pensée, d’opinion, d’expression, de mobilité, d’entreprendre, sûreté et protection de l’intégrité physique et morale des personnes), c’est une accumulation dans le temps des droits politiques, civils et humains. Mises à part les situations exceptionnelles (ex : l’état d’urgence ou de guerre), la progression des droits des individus est linéaire : plus de droits, plus de sécurité, plus de libertés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La preuve la plus éminente de la confusion de l’économie libérale avec le libéralisme politique, c’est l’effet rétrograde de la volatilité des cycles économiques sur le bien-être des individus. Il suffit d’une crise économique suffisamment profonde et douloureuse pour atteindre l’ensemble des sphères du marché (finance, monnaie, industrie, services) pour remettre en cause le pacte social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrons voyous, manifestations et solidarité syndicale, angoisses sur l’avenir, remise en cause de la répartition de la valeur ajoutée entre taux de marge des entreprises et salaires, stigmatisation des élites économiques et du pouvoir politique… En somme, les pouvoirs publics se retrouvent face aux effets des contradictions qu’ils ont concédées à l’économie de marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Repenser l’économie par les droits&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Symptôme de l’inanité des pouvoirs publics sur la promotion de la primauté de la dimension publique du bien-être sur sa variante matérielle, ce sont les juridictions qui, en cas de crise systémique, cristallisent les conflits sociaux. Un trader responsable de pertes colossales sur les marchés financiers face au juge d’instruction, où comment le procès d’un système se catalyse sur les ex-libertés économiques d’un « agent économique » dont les « anticipations adaptatives » sont non corrélées à un marché où tout semble possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les progrès en termes de garantie des droits de l’homme et des individus sont tirés en arrière par la contraction du PIB. Moins de richesses, et c’est la sensation que les constitutions ne suffisent plus à assurer le bien-être. Alors que les acquis socio-politiques sont gravés dans le marbre de nos institutions, la progression du bien-être induit par l’accumulation des richesses est sinusoïdale. Elle tire en arrière, en cas de récession ou pire, de dépression, le fragile équilibre économique et met en question le contrat social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Plus de droits politiques et un renforcement des droits économiques&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le moyen de repenser le pacte social en se souvenant de l’importance de la garantie des droits dans le bien-être. En effet, il convient aujourd’hui de reconsidérer les moyens de consolider les acquis des droits et libertés civiles et politiques et l’amélioration de la condition des individus par le droit, face aux dangers des cycles économiques. En somme, il s’agit d’inclure les droits économiques dans la sphère publique, et de mettre le droit au service d’une vision sociale de l’économie. C’est en s’affranchissant des cycles économiques que le libéralisme politique reviendra au cœur du pacte social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques pistes peuvent être évoquées : un gouvernement qui remet en avant l’Etat régulateur en élaborant des lois de rationalisation des marchés financiers ; des stratégies qui rendent l’industrie indépendante des effets de la sphère financière sur le marché du crédit ; une liaison entre souplesse du marché du travail et garanties de reclassement des salariés licenciés économiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En termes politiques, il faut renouveler l’équilibre entre droits publics, privés et incitation à l’initiative économique. Dans un Etat de droit, si l’accumulation des richesses permet à la majorité d’améliorer son bien-être, les moyens utilisés pour générer du profit doivent être contraints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, j’invite tous ceux qui pensent qu’on peut vivre dans une démocratie libérale et se soucier de la régulation économique, à se pencher sur cette question : le libéralisme économique implique-t-il une économie sans règles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N’oublions pas que pour Locke, un des fondateurs du libéralisme économique, c’est sur le consentement de ceux sur lesquels s’exerce l’autorité que le pouvoir politique assoit sa légitimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;La nécessité de rechercher le véritable bonheur est le fondement de notre liberté&lt;/p&gt;&lt;p&gt;John Locke, Essai sur l'entendement humain&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a class="B15 txtC50" href="http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=liberte"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25013649-4553692316275823358?l=altpolitiques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://altpolitiques.blogspot.com/feeds/4553692316275823358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25013649&amp;postID=4553692316275823358' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/4553692316275823358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/4553692316275823358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altpolitiques.blogspot.com/2009/02/une-certaine-economie-des-droits.html' title='Une certaine économie des droits'/><author><name>L'Agora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12268078005522783545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25013649.post-2761220426550557629</id><published>2009-01-23T10:12:00.003+01:00</published><updated>2009-02-11T14:01:12.320+01:00</updated><title type='text'>Le rêve de Julien</title><content type='html'>Le 23.01.2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La fin du symbolisme onirique&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;em&gt;Code pénal&lt;/em&gt;, au début du XIXe siècle, interdisait l'interprétation des rêves, en son article R. 34, 7° de 1832 qui stipulait : "Seront punis de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe [...] : Les gens qui font métier de deviner et pronostiquer, ou d’expliquer les songes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps obscurs où les débats sur l’oniromancie avaient leur place dans les esprits (r)éveillés des représentants de la nation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julien, c’est un ami. C’est un ami qui m’a raconté son rêve, un matin, au téléphone. On était le 10 janvier dernier. Ce rêve m’a beaucoup parlé, moi qui suis constamment en quête des signes et de leur signification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici son récit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julien était là, tranquille, face à une de ses connaissances qui semblait parler de lui sans s’adresser directement à lui, et qui déclara : « Julien, quand il était jeune, (il a aujourd’hui 30 ans), était brillant et très intelligent ». Etonné, Julien ne réagi pas à cette attention presque affectueuse. Mais il entend une voix derrière lui. Lorsqu’il se retourne, c’est Sarko (entendez Nicolas Sarkozy, mais qui avait certainement une forme physique dont seul Julien pourrait nous parler). Sarko s’écrie alors : « Faut voir ce qu’il est devenu maintenant. C’est plus trop ça hein !... ».&lt;br /&gt;Julien, choqué par sa vision et ce qu’il vient d’entendre, s’exclame : « Quoi ? Mais t’es malade toi. C’est qui à ton avis le plus con de nous deux ? Toi tu es le roi des cons mon pauvre ! ». Sarko, penaud et fier de lui, répond : « Oui, mais en attendant, moi je suis le Président de la République ». Complètement désorienté par ce qui lui arrive, Julien n’en a pas moins perdu tout ce qui faisait sa qualité d’élève brillant et intelligent lorsqu’il était plus jeune, et rétorque, dans un éclair de génie : « Je pense que c’est justement parce que tu ne transpire pas la finesse que tu as été élu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques recherches, si je n’ai pas compris la signification de son rêve – tellement les indices manquent à toute investigation – et que je laisse au lecteur le soin de creuser, j’ai pour le moins réussi à classer son rêve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son Liber de spiritu et anima ("Livre de l’esprit et de l’âme"), le moine cistercien du XIIe siècle Alcher de Clairvaux, commence à structurer la pensée française sur le rêve. Je crois que l’on peut classer celui de mon ami Julien parmi la cinquième catégorie, le phantasma, apparition fantomatique, pendant les premières phases du sommeil, dont fait partie le cauchemar ou l' éphialtès, le rêve angoissé de la mythologie grecque.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25013649-2761220426550557629?l=altpolitiques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://altpolitiques.blogspot.com/feeds/2761220426550557629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25013649&amp;postID=2761220426550557629' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/2761220426550557629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/2761220426550557629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altpolitiques.blogspot.com/2009/01/le-rve-de-julien-le-23.html' title='Le rêve de Julien'/><author><name>L'Agora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12268078005522783545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25013649.post-8216528790490118683</id><published>2009-01-10T23:27:00.004+01:00</published><updated>2009-02-11T14:01:26.102+01:00</updated><title type='text'>Traduire le monde dans notre langue, c’est parler de nous</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SWkkf07sQWI/AAAAAAAAAAU/8QLTHIZNYDY/s1600-h/Claude+Levi+Strauss.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289799366526910818" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 91px; CURSOR: hand; HEIGHT: 126px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SWkkf07sQWI/AAAAAAAAAAU/8QLTHIZNYDY/s200/Claude+Levi+Strauss.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le 08.08.2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Traduction, interprétation et compréhension de soi&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La manière dont une société comprend la culture voisine, en dit long sur sa propre culture. Cette assertion semble simplissime. Voire simplette. Mais elle résume selon nous les moyens que l’on peut avoir pour comprendre une culture de l’intérieur, et avoir un regard critique sur la société dans laquelle on vit. En effet, de la même manière que l’on sent que l’eau d’une rivière est fraîche en s’y baignant, on pourra prendre la température de son propre corps au contact d’un corps extérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve qu’aujourd’hui, les outils qui permettent à une société moderne comme la société française d’appréhender le monde qui l’entoure, sont d’une manière générale les médias. Et il semble que la manière dont les canaux de communication des sociétés modernes (grands médias audiovisuels) occidentales interprètent les coutumes d’une société qui leur est étrangère reflète leur manière de percevoir le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons l’exemple d’une émission de télévision grand public française qui présente la vie de sociétés indiennes d’Amérique latine, notamment les pratiques chamaniques des guérisseurs. Les raccourcis et lieux-communs de la description, voire les simplifications de la traduction de la langue locale en français, véhiculeront les a priori de l’observateur. Les figures idiomatiques locales étant incompréhensibles – ou plutôt intraduisibles, la transformation des formulations par la traduction se fera plutôt par transmutation. Dans le processus de recomposition des signaux d’une langue à l’autre à des fins de description, il y a déjà la marque d’une culture particulière – dans ce cas précis, plutôt la culture qui interprète que celle qui est objet d’étude ou de curiosité – et c’est ce champ précis, cet espace entre observation et traduction, qui est une source intarissable d’étude socio-culturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque que l’on prête une attention particulière au processus de retranscription d’une observation, – dont le résultat servira à expliciter les us et coutumes d’une société ou d’une culture extérieure –, on peut constater que le monde n’est jamais scruté et compris que par et pour une culture donnée. A titre d’exemple, il ne nous est pas possible d’appréhender, au-delà de raccourcis et de simplifications dangereuses pour le sens, la prise de position politique contre l’expansion nippone en Extrême-Orient dans la littérature chinoise de la première moitié du vingtième-siècle. Ce que nous essayons de dire, c’est que la manière dont une société perçoit le monde n’a de valeur que pour cette société, et c’est par l’étude de cette Weltanschauung particulière que nous pourrons comprendre ce qui fait la spécificité d’une société. Observer une culture et en parler dans sa langue, c’est se révéler soi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’observateur impartial, l’étude de l’interprétation par une culture A d’une culture B, sera le moyen de comprendre la culture A, et non l’inverse. Dans la diffusion au grand public par les médias des projets américains de sécurisation de régions sensibles dans le monde ces dernières années, nous pouvons comprendre mieux ce qu’est la culture américaine et ce qu’est un Américain moyen, que les raisons profondes pour lesquelles l’Administration américaine a développé une vision particulière de son influence au Moyen-Orient (au-delà des lieux communs de la géostratégie) ou dans la péninsule coréenne depuis la fin du vingtième siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les textes traduits feront le lien entre la perception du monde la plus répandue au sein de la société à laquelle le média s’adresse. Il pourrait être objecté qu’il ne s’agit que du point de vue du rédacteur. Mais ce que nous disons c’est que c’est l’ensemble d’une société qui est prisonnière des spectres d’interprétation à travers lesquels elle voit le monde, ceux-ci étant contenus en acte dans la langue du pays et dans les formules complexes, les expressions populaires et les figures idiomatiques qui se sont composées au fil de l’histoire, ont muri, et ont cristallisé des visions du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mais toute culture est lourdement chargée de symbolisme comme tout comportement même le plus simple; le comportement est moins fonctionnel qu'il n'y paraît, il obéit à des impulsions inconscientes et même inavouées; le comportement est symbole... si le savant milite en faveur de ses théories ce n'est pas qu'il les croie vraies, c'est qu'il les voudrait telles."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edward Sapir, &lt;em&gt;Anthropologie&lt;/em&gt;, Tome I&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25013649-8216528790490118683?l=altpolitiques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://altpolitiques.blogspot.com/feeds/8216528790490118683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25013649&amp;postID=8216528790490118683' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/8216528790490118683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/8216528790490118683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altpolitiques.blogspot.com/2009/01/traduire-le-monde-dans-notre-langue.html' title='Traduire le monde dans notre langue, c’est parler de nous'/><author><name>L'Agora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12268078005522783545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SWkkf07sQWI/AAAAAAAAAAU/8QLTHIZNYDY/s72-c/Claude+Levi+Strauss.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-25013649.post-2653649978894731915</id><published>2009-01-10T23:01:00.005+01:00</published><updated>2009-02-11T14:01:36.874+01:00</updated><title type='text'>Un blog pour dire ce qu'on pense librement</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SWkj49rWTnI/AAAAAAAAAAM/LogXeH2igj0/s1600-h/Blog.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289798698859384434" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 130px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SWkj49rWTnI/AAAAAAAAAAM/LogXeH2igj0/s200/Blog.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pas de contraintes sur ce blog. Pas d'objectif, c'est-à-dire de cible, mais un intérêt: &lt;strong&gt;dire librement, grâce à un discours si possible structuré et limpide, ce que l'on ressent &lt;/strong&gt;lorsque l'on se penche sur la chose publique et ses acteurs. Faits d'actualité ou grands débats, on se mèle de tout!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de limites non plus : politique internationale, nationale, locale, économie, géostratégie, sécurité, développement, sociologie, anthropologie, histoire des religions, sciences exactes... Les champs du possible sont ceux qui nous parlent, et nous poussent à prendre la parole pour exprimer nos idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;Les seules limites de nos réalisations de demain sont nos doutes et&lt;br /&gt;nos hésitations d'aujourd'hui. (Franklin D. Roosevelt).&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Amis lecteurs, bienvenue.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/25013649-2653649978894731915?l=altpolitiques.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://altpolitiques.blogspot.com/feeds/2653649978894731915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=25013649&amp;postID=2653649978894731915' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/2653649978894731915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/25013649/posts/default/2653649978894731915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altpolitiques.blogspot.com/2009/01/un-blog-pour-dire-ce-quon-pense.html' title='Un blog pour dire ce qu&apos;on pense librement'/><author><name>L'Agora</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12268078005522783545</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_fCTFouY_dos/SWkj49rWTnI/AAAAAAAAAAM/LogXeH2igj0/s72-c/Blog.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
